Outils
Une approche métier rigoureuse
La profession bancaire est très réglementée à cause des risques qu'elle peut faire courir à la stabilité économique, sociale et politique d'un pays. La rigueur de gestion est la première qualité bancaire, notamment dans l'appréciation des risques et le respect des ratios prudentiels. Anticipant parfois les réglementations nationales, le CICM, grâce aux cadres bancaires volontaires expatriés et les outils qu'il génère, développe le professionnalisme des institutions qu'il assiste et organise sur des bases solides les mouvements qu'il crée.
Informatisation
Dès janvier 1995, le CICM lance le projet de doter ses réseaux d'un logiciel capable de gérer et de sécuriser les opérations de retraits / dépôts et des produits de crédit simples. |
ception de la version 3 de ce logiciel qui comportera de nombreuses améliorations techniques et en particulier la possibilité ouverte à la gestion centralisée des informations d'un réseau. C'est sur cette société, basée à Dakar, que repose la charge de faire évoluer SiBanque en fonction des besoins exprimés par les réseaux qui en sont à la fois clients et actionnaires. |
Formation
La formation a joué et joue un rôle primordial dans l'essor des réseaux du CICM. Dans des pays sans banque de détail il n'existe pas la moindre compétence. La première tâche des chefs de projet est de recruter et de former des salariés aux métiers de la banque et à sa rigueur. |
Chaque salarié doit acquérir des compétences bancaires de base, une certaine dextérité informatique et s'imprégner de la confidentialité indispensable à une relation de confiance. |
Produits spécifiques
Les réseaux du CICM démarrent avec des produits de base : un livret d'épargne et une offre crédit. Avec la maturité, les réseaux développent des produits plus élaborés comme des comptes à terme ou des crédits à l'habitat, en fonction des besoins spécifiques exprimés par les sociétaires par l'intermédiaire du Conseil d'Administration. Par exemple, en Afrique, le système |
de "prêt à risque nul" est très prisé. |
Couverture du risque crédit
La profession bancaire est encadrée par des ratios qui évitent que les risques encourus ne mettent en péril l'organisation. Le risque crédit est le souci majeur des réseaux mutualistes. En effet, l'argent prêté est l'épargne des autres sociétaires que la caisse locale se doit de protéger. L'octroi d'un crédit procède d'une autorisation délivrée par un Comité de crédit composé d'élus et de salariés après |
entretien et étude technique réalisés par un salarié. La décision est collective car elle fait courir un risque à la caisse : elle implique les salariés en tant que techniciens et les élus en tant que garant de l'épargne collectée. Pour mettre en place les procédures nécessaires à la protection de l'épargne, les chefs de projets du CICM apportent la technicité et l'expérience du Crédit Mutuel. |
Lutte contre le blanchiment
Un autre risque majeur lié à l'activité bancaire est le blanchiment. Bien que les activités transfrontalières des réseaux soient limitées, c'est une préoccupation très actuelle. Si les revenus des diasporas nationales en occident sont une manne considérable pour le développement local, des fonds suspects peuvent tenter de s'immiscer dans ces transferts familiaux. Le réseau |
des MUCODEC au Congo a mis en place un dispositif de vérification et de suivi des opérations internationales, bien que les autorités locales n'aient pas encore adopté de directives en ce sens. |

